Céfazoline et troubles de la coagulation : mesures de précaution

Mesures de précaution concernant l’utilisation de la Céfazoline et la survenue de troubles de la coagulation
L’ANSM a été informée récemment de la survenue de troubles sévères de la coagulation chez 4 patients traités par céfazoline pour endocardite infectieuse. Ces cas ont fait l’objet d’une présentation et d’une discussion au Comité technique de pharmacovigilance du 21 février 2017. Il s’agissait d'une baisse des facteurs dépendants de la vitamine K et du taux de prothrombine allant jusqu’à moins de 20 % et ayant entraîné des syndromes hémorragiques graves. Ces effets indésirables, tous observés quelques jours après l’instauration du traitement, sont survenus chez des patients qui n’étaient pas traités par antivitamine K ou par un autre anticoagulant.
Devant la survenue de ces cas, l’ANSM souhaite rappeler que des modifications du taux de prothrombine peuvent survenir chez certains patients recevant de la céfazoline ou d’autres céphalosporines. C’est pourquoi il est nécessaire de surveiller l’INR chez les malades recevant de la céfazoline et, si besoin, d’administrer de la vitamine K pour éviter tout risque hémorragique. La prudence s’impose également chez les malades traités par anticoagulants.
Parallèlement, l’ANSM va se rapprocher notamment des titulaires d’AMM des spécialités à base de céfazoline pour faire le point sur ce risque afin d’envisager, le cas échéant, sa mention dans le RCP et la nécessité lors de la mise en place de ce traitement d’une surveillance biologique.
 
L’ANSM rappelle que les professionnels de santé doivent déclarer immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament dont ils ont connaissance au centre régional de pharmacovigilance dont ils dépendent géographiquement. Les patients et les associations agréées de patients peuvent également signaler tout effet indésirable à leur centre régional de pharmacovigilance.